Cette orientation reflète l’ambition plus large de Zámba lui-même. Les récentes publications du FSC ont présenté le Congrès comme un passage de l’engagement à l’action, avec un accent mis sur la mise à l’échelle de la gestion durable des forêts, de la restauration, de la confiance du marché et de la mise en œuvre à long terme à travers l’Afrique.
Au cœur de cette nouvelle phase se trouvent les membres du FSC. Au sein du FSC, les membres contribuent à orienter l’organisation et influencent son évolution à travers ses processus de gouvernance. Dans le contexte de Zámba, leurs réflexions montrent comment une participation structurée peut contribuer à prolonger l’ambition continentale au-delà du Congrès et à la traduire dans la pratique.
Prudence Galega Membre FSC | Cameroun

Prudence Galega apporte une perspective juridique et de gouvernance façonnée par son expérience dans le service public et son leadership en droit de l’environnement au Cameroun. Sa contribution à Zámba a porté sur les conditions politiques nécessaires pour renforcer le secteur forestier africain et faire en sorte que la croissance soit à la fois responsable et inclusive.
« Zámba vise à provoquer des changements de politiques afin d’aider les pays africains à accroître les investissements dans le secteur forestier, à promouvoir le commerce et à faire en sorte que les communautés reçoivent une part équitable des bénéfices issus des forêts. »
Son point de vue met en lumière un défi central de gouvernance : aligner les cadres de politique publique avec une participation responsable du secteur privé tout en préservant les intérêts des communautés. À travers son engagement comme membre du FSC, elle souligne l’importance d’un dialogue structuré entre les gouvernements, les marchés et les autres parties prenantes pour bâtir un modèle de gouvernance forestière plus équilibré et plus efficace.
Michal Brink Membre FSC | DG, CMO Groupe

Fort d’une vaste expérience dans les systèmes de certification et la gestion de la conformité, Michal Brink aborde la transformation du secteur forestier sous l’angle de l’échelle. Pour lui, Zámba marque une phase plus ambitieuse pour la gestion durable des forêts à l’échelle du continent.
« Zámba emmène le FSC en terrain inexploré — en portant la certification à une échelle bien au-delà de tout ce qui a été réalisé jusqu’à présent sur ce continent. »
Il exprime également un engagement clair tourné vers l’avenir :
« Nous nous engageons à certifier des centaines de milliers de petits exploitants à travers l’Afrique au cours des cinq prochaines années. »
Ensemble, ces réflexions témoignent d’une évolution plus large : le passage d’efforts de certification isolés à une inclusion plus systématique des petits exploitants dans des chaînes d’approvisionnement crédibles, traçables et reconnues à l’échelle internationale.
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Dr. Jocelyn Djamano Membre FSC | Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo

En tant que scientifique et enseignant en économie publique et en développement durable à l’Université de Kinshasa, le Dr Djamano apporte une perspective institutionnelle sur l’importance de Zámba.
« Cette initiative mobilise les gouvernements africains afin de renforcer les mécanismes de gouvernance forestière et de restaurer les paysages forestiers dégradés. »
Il souligne également une caractéristique déterminante du FSC :
« Ce sont les membres qui déterminent l’orientation du FSC. Par l’intermédiaire de l’Assemblée générale, ils façonnent l’évolution et le fonctionnement de l’organisation. »
Pour le Dr Djamano, cette dimension participative est essentielle. Elle permet de garantir que la gouvernance forestière et l’élaboration des normes restent ancrées dans les réalités vécues, y compris les perspectives des peuples autochtones et des communautés locales. Au sein du FSC, la représentation inclusive n’est pas un élément secondaire de la légitimité ; elle en constitue l’un des fondements.
De l’alignement à la mise en œuvre
Zámba est désormais entré dans sa phase de mise en œuvre. Son importance à long terme dépendra non seulement des engagements exprimés à Nairobi, mais aussi de la capacité des institutions, des partenaires et des membres du FSC à transformer cette dynamique en actions concrètes à travers les politiques publiques, la certification et la mise en œuvre à l’échelle des paysages. Les récentes communications du FSC sur le Congrès ont souligné que cette nouvelle phase porte sur le suivi opérationnel, les partenariats et des résultats mesurables.
Les réflexions partagées par les membres du FSC illustrent précisément cette transition. Elles mettent en avant la réforme des politiques, la certification à grande échelle et la participation à la gouvernance comme des composantes interdépendantes de l’avenir forestier de l’Afrique. Plus qu’un simple moment d’alignement, Zámba a ouvert un espace pour la mise en œuvre. La suite dépendra de la manière dont cette ambition commune sera portée et concrétisée.